Abonnements Claude
Journaux liées à cette note :
Depuis mars 2026 - je code avec des open weights pour 10 à 30 € par mois
Depuis mi-mars 2026, je suis passé des modèles Anthropic aux modèles Open Weights proposés par OpenCode Go au quotidien.
- En mars j'ai commencé par MiniMax M2.5
- En avril, principalement Kimi K2.5
- En mai, Kimi K2.6
- En juin et juillet DeepSeek-V4-Flash preview
- En août DeepSeek-V4-Flash 0731
- En septembre DeepSeek-V4.1-Flash
Comme le montre la liste ci-dessus, j'utilise les modèles Flash de DeepSeek depuis juin. Je les utilise soit via l'AI provider DeepSeek, soit à travers OpenCode Go.
OpenCode Go plafonne à 10 $ par compte. Fin août, face à la hausse soudaine des tarifs de DeepSeek Flash (annonce du 13 août 2026, discussion sur Hacker News), j'ai ouvert un second compte pour dépasser ce plafond : j'utilise donc deux comptes OpenCode Go à 10 $ par mois (soit 2 × 10 $). Au-delà de 20 $, ou si OpenCode Go est indisponible, je bascule sur le provider DeepSeek direct avec ces tarifs en mode Pay-As-You-Go.
Ces modèles me satisfont pleinement, tant pour le coding que pour l'analyse de texte, la réflexion ou l'aide à l'écriture. Et tout cela à un prix beaucoup plus compétitif que les offres OpenAI ou Anthropic : sur toute cette période, je suis resté entre 10 et 30 € par mois pour du coding.
Je précise tout de même qu'à côté de ces LLM, je possède toujours un abonnement Claude Pro à 18 € HT par mois, que j'utilise principalement sur mon smartphone. Je compte clôturer cet abonnement et à la place, utiliser sur mon smartphone OpenChamber connecté à OpenCode, connecté à DeepSeek V4.1-Flash, mais à ce jour, ce n'est toujours pas fait.
Mon impression de performance des modèles DeepSeek Flash est corroborée par les benchmarks.
Je ne veux pas me lancer, dans cet article, dans une analyse rigoureuse des différents modèles, ce que synthétise de toute façon bien mieux que moi Artificial Analysis.
Je me contenterai ici de partager seulement le benchmark Artificial Analysis Intelligence Index: Score :

Avec Opus 4.5, sorti en novembre 2025, un tournant reconnu dans la communauté s'est produit, et la pratique du coding agentique s'est diffusée (par exemple l'avis du créateur de Redis). Dans cette liste, j'ai sélectionné volontairement ce modèle comme mon jalon, ainsi que Claude Sonnet 4.6, sorti en février 2026, qui atteint empiriquement la même qualité de code pour un prix moindre.
Dans cette liste, j'ai inclus Mistral Medium 3.5, qui est, il me semble, au moment où j'écris ces lignes, le plus puissant de leurs modèles. On peut voir qu'il est en retard sur cet indice par rapport à la plupart des modèles actuels ; de mon côté, je ne vois personne l'utiliser.
Je pars du principe que tout ce qui atteint la qualité d'Opus 4.5 — donc a fortiori de Sonnet 4.6 — m'est utile. À partir de là, comme c'est moi qui paie mes crédits LLM et non mon entreprise — contrairement à la plupart de mes amis qui se préoccupent peu du coût — ce qui m'importe avant tout, c'est le prix et la vitesse de rendu. Sur le prix, la différence est réelle, comme l'illustre le benchmark Cost per Intelligence Index Task :

À tâche d'intelligence égale, DeepSeek Flash coûte une fraction de Sonnet 4.6, Sonnet 5 ou Opus 5.
En bas de cette note, j'ai dressé une liste de benchmarks qui comparent les modèles DeepSeek Flash avec 3 jalons : Sonnet 4.6, qui me sert de référence basse en tant qu'équivalent empirique d'Opus 4.5, puis Sonnet 5 et Claude Opus 5. Les modèles DeepSeek Flash s'y positionnent très bien par rapport à ces modèles de référence.
La seule exception notable est le benchmark AA-Omniscience Index: Score :
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Pour éviter cela, je peux utiliser Kimi K3 ou GLM-5.3 qui se débrouillent aussi bien que Sonnet 5 dans ce benchmark.
Précision tout de même, le benchmark "AA-Omniscience: Evaluating Cross-Domain Knowledge Reliability in Large Language Models" exécute ses tests sans harness permettant au LLM de vérifier ses réponses à l'aide d'un RAG (recherche sur Internet ou autre). C'est une situation plus difficile que la situation réelle. Je ne remets pas en cause ce benchmark, je le prends en compte, mais dans ma pratique quotidienne je ne pense pas être impacté, car je configure mes harness pour toujours faire des vérifications. En pratique, lors des tâches de coding, c'est le bon fonctionnement du programme qui rattrape les hallucinations du LLM ; pour mes tâches d'écriture et d'analyse, c'est ma vérification des sources qui me permet de contredire le LLM en cas d'hallucination.
Annexe : liste de benchmarks
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Anthropic sous-vend-il ses abonnements ou surtaxe-t-il son API ?
Comme je l'ai mentionné dans cette note, les abonnements Claude sont beaucoup plus économiques que l'offre par API :
- L'offre Pro à $20 est 8 fois moins chère que l'offre API (pay as you go) : $163
- L'offre Max 5x à $100 est 13,5 fois moins chère que l'offre API (pay as you go) : $1354
- L'offre Max 20x à $200 est 13,5 fois moins chère que l'offre API (pay as you go) : $2708
Un ami me demande à ce sujet :
Est-ce qu'ils sous-vendent leur abonnement (Claude Pro, Max…) ou est-ce qu'ils arnaquent en pay as you go (via l'API) ?
Je n'ai fait aucune recherche à ce sujet, mais voici les explications qui me viennent à l'esprit.
Toute organisation opérant un service numérique gourmand en ressources — qu'il s'agisse de puissance de calcul ou de stockage — doit trouver un équilibre pour rentabiliser une infrastructure coûteuse sur un usage moyen, tout en absorbant des pics de charge qu'il serait trop onéreux de provisionner en permanence, même lorsqu'ils sont prévisibles.
Par exemple, Twitter dans ses premières années (2007-2012) était célèbre pour sa page "Fail Whale" — une baleine affichée aux utilisateurs en lieu et place du service quand les serveurs saturaient. Les événements mondiaux en temps réel (élections, Coupe du monde) suffisaient à faire tomber la plateforme. Je n'ai aucune information interne de Twitter de cette époque, mais clairement, Twitter n'avait pas trouvé de bonne stratégie pour garantir une qualité de service qui puisse suivre sa croissance.
Une stratégie classique sur Internet pour maîtriser cette croissance est l'ouverture par invitation, comme Gmail en 2004 et Dropbox en 2008. Elle permet à l'organisation de contrôler le rythme d'adoption en distribuant des invitations au fur et à mesure qu'elle déploie de nouveaux serveurs.
L'inférence des services d'agent conversationnel est surtout consommatrice de computation — les GPU — et tous les utilisateurs souhaitent utiliser à fond leur limite de tokens, surtout avec les AI code assistant. Anthropic souhaite lisser l'usage de leurs GPU dans le temps, dans le mois. C'est pour cela qu'elle définit des quotas sur 5h et par semaine. Ces quotas leur permettent de lisser et de contrôler davantage l'usage de leur infrastructure.
Estimation de Fermi du coût d'un abonnement Claude Max 5x
Je me suis lancé dans une estimation de Fermi pour estimer le coût brut d'un abonnement Claude Max 5x.
Mon estimation s'appuie sur le modèle Qwen3-235B-A22B comme point de comparaison, faute de données publiques sur l'architecture interne de Claude Sonnet. Précision méthodologique importante : les benchmarks officiels de Qwen (SGLang) mesurent (tokens_input + tokens_output) / temps — c'est donc un throughput mixte, pas uniquement de la génération.
En croisant ces benchmarks avec les résultats de GPUStack sur H100, et avec l'aide de Sonnet 4.6, j'estime qu'un serveur Scaleway "H100-SXM-8-80G — 128 vCPUs — 8 GPUs — 960 GB" loué à 16 810 € / mois peut traiter environ 20 à 40 milliards de tokens d'entrée par mois selon la longueur moyenne des prompts, soit approximativement 30 000 millions de tokens.
Si j'estime qu'un abonnement Claude Max 5x permet de traiter environ 400 millions de tokens d'entrée par mois pour Sonnet, un seul serveur H100-SXM-8-80G peut alors servir :
30 000 M tokens / 400 M tokens = 75 utilisateurs
Si je pars du principe que Scaleway marge à 20% le prix du serveur, cela donne un coût infrastructure par utilisateur de :
16 810 € × 0,8 / 75 = ~179 € par utilisateur par mois
Ce qui fait presque le double du prix d'un abonnement Max 5x.
Je suppose que la majorité des abonnés n'utilisent pas leur quota à fond, et qu'Anthropic optimise son infrastructure bien au-delà de ce qu'on peut estimer depuis des benchmarks publics. Partant de là, j'ai l'impression que le prix des abonnements couvre à peu près le coût de leur infrastructure.
L'offre API oblige Anthropic à provisionner des serveurs supplémentaires pour absorber les pics de charge et garantir une bonne qualité de service, et je pense que c'est pour cela que le prix au token est plus élevé via l'API.
Ceci n'est bien sûr que mon estimation personnelle. Si l'un d'entre vous dispose d'une meilleure approche ou de données plus fiables, n'hésitez pas à me la partager : contact@stephane-klein.info.